Communiqué de presse du 1° juillet 2020

Communiqué de Presse du 24 mai 2020

Invités à participer au Ségur de la santé, nous formulons cinq propositions

Engagée depuis juin 2017 dans la réorganisation du système de santé sur chaque territoire, le projet de coordination territoriale des acteurs de la santé et du médicosocial, que porte la FCPTS est une des solutions à la crise que traverse notre système de santé. L’épidémie du COVID-19 comme la crise hospitalière qui l’a précédée, le démontre: les erreurs commises lors de la gestion de cette épidémie proviennent notamment du sous investissement dans les soins ambulatoires de proximité. Ces erreurs ne se résument pas au problème des masques.

Rappelons que les CPTS sont des communautés professionnelles territoriales de la santé et du médicosocial, qui organisent en proximité, la coordination des parcours de santé et de vie pour chaque personne. Avec près de 600 réalisations et projets en cours sur toute la France, elles couvrent peu à peu l’ensemble du territoire. Lors de l’épidémie du COVID-19, cet outil a montré sa pertinence et son efficacité, en facilitant la coordination des acteurs lors du passage en phase 3 de l’épidémie. Les phases 1 et 2 purement hospitalières, n’ayant pu contenir l’épidémie, le passage en phase 3 aurait dû être anticipé. Mais la France n’a pas l’habitude de s’appuyer sur les acteurs de ville, ce qu’on appelle “l’ambulatoire”. Celui-ci s’est donc organisé seul, sans moyens de protection, sans moyens de test, sans relations organisées avec l’hôpital.

L’implication immédiate de l’ambulatoire pour repérer, tester, isoler, était le seul moyen d’éviter la diffusion de l’épidémie et sa conséquence, la surcharge des services en réanimation. C’est ce que l’Allemagne a fait, pas la France. Le résultat, c’est une mortalité quatre fois supérieure en France (42 décès pour 100 000 habitants contre 10), malgré les efforts considérables faits en réanimation. C’est en amont de l’hôpital qu’il fallait agir: huit tests sur dix étaient faits par les soignants de ville en Allemagne (zéro en France), ce qui lui a permis de contenir l’épidémie, d’éviter des décès et de diminuer la contrainte économique d’un confinement sévère et prolongé.

 Les acteurs de ville, se sont organisés dans un véritable “plan blanc ambulatoire” de façon immédiate, avant même le confinement, pour protéger les neuf millions de patients de plus de 70 ans qui vivent à domicile (contre 750 000 en EHPAD), les patients atteints de maladies chroniques (12 millions de patients en ALD): en séparant les flux de malades, en séparant les tournées infirmières COVID + ou -, en maintenant les traitements chroniques sans nouvelle ordonnance, en concentrant les actions du médicosocial sur l’aide aux personnes à domicile. Les CPTS ont facilité et accéléré cette adaptation, et ont également rapidement organisé des accueils spécifiques COVID sur tout le territoire, au-delà et souvent bien avant que les ARS ne le leur demandent. Au total, 92% des patients infectés ne sont pas passés par l’hôpital.

Cette épidémie est arrivée sur une crise hospitalière qui traduit l’absence de cohérence entre des missions confiées à l’hôpital mais qui ne relèvent pas de lui, et des moyens inadaptés à ces missions. Redéfinir les vraies missions de l’hôpital doit donc être le préalable pour retrouver un hôpital adapté à son époque et bien traitant pour ses personnels.

A partir de ces constats, quelles sont nos propositions pour cette réforme ?

Il faut donner des objectifs précis à chaque acteur. L’ambulatoire doit être coordonné avec le secteur médicosocial, et prendre en charge les maladies chroniques, le maintien à domicile, la santé publique (prévention, dépistage, éducation à la santé), les avis secondaires de spécialité et les gestes techniques ambulatoires. Les demandes de soins non programmés doivent être gérées en commun entre l’ambulatoire et les structures d’hospitalisation. L’hospitalisation doit se charger des urgences graves, des soins lourds et complexes, des avis d’expertises de second niveau. Il faut intensifier la lutte contre les inégalités sociales de santé. Pour faire tout cela, cinq propositions précises.

Proposition 1: il faut accentuer l’investissement dans le travail en équipes coordonnées entre les acteurs de soins primaires, les acteurs de soins secondaires et le secteur médicosocial, sur chaque territoire, sous forme de CPTS, avec l’objectif de couvrir tout le territoire. Pour cela le soutien aux porteurs de projets et aux équipes qui démarrent doit être nettement renforcé.

Proposition 2: il faut renforcer le projet de santé publique des CPTS en créant un “mandat de santé publique territorial” allant au-delà des aspects du projet actuel. Chaque CPTS qui le souhaite, doit avoir mandat et capacité à organiser la réponse à un problème de santé publique (épidémie, inégalités sociales de santé, etc…).

Proposition 3: il faut repenser la relation ville-hôpital (et inversement…) sur plusieurs points:

  • l’hôpital n’a pas à prendre en charge les maladies chroniques sauf demande ponctuelle des acteurs de l’ambulatoire: il faut donc arrêter les consultations hospitalières ambulatoires de suivi des maladies chroniques, et transférer cette activité sur les professionnels de ville, en particulier sur l’ensemble des spécialités médicales, sur les infirmiers (dans leurs pratiques habituelles et avancées…) et sur tous les autres professionnels, dès lors qu’ils s’organisent en équipes de soins coordonnées
  • l’ambulatoire doit s’associer avec l’hôpital pour organiser la réponse aux demandes de soins non programmés, en fusionnant les maisons médicales de gardes et les services d’urgence pour créer des “services d’accueil et d’orientation” , dans lesquels des infirmières, des médecins et d’autres professionnels de ville exerceraient une partie de leur activité, créant un véritable “pôle de soins d’urgences mixtes ville-hôpital”, pour construire les futurs hôpitaux communautaires de proximité proposés par le HCAAM (Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie)
  • il faut mettre en place le 116-117 pour gérer séparément urgences vitales (qui relèvent du 15) et les demandes de soins non programmés, avec une campagne d’éducation sanitaire d’explication qui doit être organisée dans chaque territoire (avec une formation aux gestes d’urgence).

Proposition 4: il faut tirer les enseignements de la comparaison des dépenses de santé par habitant avec l’Allemagne. Cette comparaison doit alimenter la réflexion sur les investissements à faire. L’écart du PIB par habitant entre la France et l’Allemagne est de -16%. Pour la dépense courante de santé, l’écart est de -12%, pour la dépense hospitalière de -8%. Mais l’écart le plus spectaculaire est celui de la dépense pour les soins ambulatoires -34%. Or, régler les difficultés de l’hôpital est impossible sans organiser l’ambulatoire. Pour aider l’hôpital à se recentrer sur son métier, il faut investir dans l’organisation et la coordination du secteur ambulatoire.

Proposition 5: réduire d’un tiers les frais de gestions pour les ramener à 3.5% de la dépense courante de santé, soit cinq Md€ d’économie. Des économies sont aussi possibles dans l’excès d’administration des hôpitaux, nous disent nos collègues hospitaliers.

Conclusion: l’avenir du système de santé est à la proximité, à la territorialisation des politiques de santé, bien plus qu’à la régionalisation. Une alliance est nécessaire entre les acteurs ambulatoires organisés et coordonnés en CPTS et les acteurs hospitaliers pour permettre à chacun d’exercer ses missions dans la complémentarité.

   – Contacts –

Claude LEICHER 06 25 20 01 88 – David GUILLET: 06 80 30 51 75

Jean-Philippe BREGERE : 06 27 30 24 16 Rebeca MARTIN OSUNA: 06 23 08 84 71

Bureau de la FCPTS:

Président: c.leicher@fcpts.org     Vice Président: davidguillet76@gmail.com     Secrétaire: r.martinosuna@orange.fr      Trésorier: jphibregere@orange.fr

 

 

Communiqué de presse du 1° avril 2020

Communiqué de presse du 1° avril 2020

CORONAVILLE: “un plan blanc ambulatoire”, une alliance CPTS – élus locaux pour la crise sanitaire COVID 19

Le monde ambulatoire s’est mobilisé spontanément avant la fin de la phase 2, car l’épidémie était inévitable….

Le secteur ambulatoire s’est organisé en pluri professionnel, pour prendre en charge en complément du secteur hospitalier, la majeure partie des patients asymptomatiques atteints par le coronavirus COVID-19, et organiser de façon sécurisée leur suivi à domicile avec mise en place d’une surveillance à distance, ou d’une surveillance renforcée par une infirmière, avec recherche systématique de signes de décompensations à la fin de la première semaine. Le report de tous les actes non urgents a libéré les créneaux de consultations nécessaires.

La coordination ville-hôpital permet de protéger les patients en ayant organisé au préalable les modalités de contact pour faciliter leur admission en cas de nécessité. La coordination ville-hôpital doit préserver la spécificité du 15 qui doit redevenir le numéro réservé à l’urgence vitale.

Là où elles existent, les CPTS montrent leur pertinence pour organiser la prise en charge ambulatoire de ces patients, et pour organiser la protection des 10 millions de personnes âgées dont 90% vivent à leur domicile. L’enjeu sanitaire et épidémiologique est donc majeur.

Les protéger a été le premier objectif des soignants de ville, avec la séparation des flux de patients pouvant être infectés: consultations séparées, gestion à distance pour éviter la fréquentation des lieux de soins, maintien de l’accès aux traitements organisé avec les pharmaciens, maintien de consultations sécurisées seulement après avis du médecin, salle d’attente “parking” dans les voitures. La limitation des contacts au domicile des personnes fragiles a été renforcée par la priorité donnée aux soins à la personne par les acteurs du secteur médicosocial.

Maintenir un système fonctionnel d’accès aux soins a été le deuxième objectif, téléconsultation, conseils téléphoniques, soins infirmiers à domicile maintenus, surveillance infirmière renforcée pour les patients en risque de déstabilisation, maintien des seules prises en charges importantes pour les kinés, les orthophonistes, les sage femmes, urgences dentaires assurées. Le lien a été renforcé entre les différents acteurs pour compléter les réponses nécessaires au cas par cas. La solidarité pluri professionnelle s’exerce pour aider pharmaciens et médecins à organiser de façon sécurisée l’accès aux lieux de soins.

Mais cette organisation ne va peut-être pas suffire !

C’est pourquoi, les professionnels de santé ont décidé d’organiser des lieux spécifiques de prise en charge ambulatoire, les Centres COVID, ouverts en cas de débordement avec l’appui des municipalités et des ARS. Ils sont prêts, certains fonctionnent déjà.

  • Notre demande est aujourd’hui de donner quelques conseils simples et fermes à la population:
    • Téléphonez à votre médecin traitant et suivez ses conseils
    • N’appeler plus le 15, sauf détresse vitale
    • Ne vous rendez ni aux urgences ni chez votre médecin sans son accord préalable
    • En dernier recours, écoutez et suivez les conseils que vos élus, mis au courant de l’organisation du secteur géographique où vous vivez, pourront vous donner via les mairie

Nous devons protéger le 15, pour les urgences vitales, nous devons protéger les capacités de l’hospitalisation, en prenant en charge le maximum de patients à domicile. Nous ne pouvons malheureusement pas protéger les services de réanimation, qui sont et seront, de plus en plus débordés par la brutalité de cette épidémie qui est le problème principal. Son étalement par le confinement est une première solution efficace. Une stratégie de traitement présomptif en soins primaires serait la deuxième si les études démontraient sa pertinence pour des patients à risque de formes graves.

Si les premières tendances des résultats scientifiques montrent l’intérêt d’un traitement précoce, il faudrait en urgence mettre ces traitements à disposition de l’ambulatoire. En attendant, il convient de respecter les recommandations scientifiques validées.

Les CPTS devront, dès l’issue de cette crise, s’étendre et couvrir rapidement tout le territoire. Car organiser l’accès aux soins en situation de crise, nécessite qu’au préalable les acteurs de la santé et du médicosocial se soient organisés sur le territoire et aient travaillé avec les élus locaux qui sont les relais naturels de la population.

CPTS – élus locaux, voilà l’outil politique et social pertinent de la proximité en santé en cas de crise.

– Contacts –

Claude LEICHER 06 25 20 01 88 – David GUILLET: 06 80 30 51 75

Jean-Philippe BREGERE : 06 27 30 24 16 Rebeca MARTIN OSUNA: 06 23 08 84 71

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Communiqué de presse du 1° juillet 2020

Communiqué de presse du 04 mars 2020

Communiqué de presse du 4 mars 2020 : CPTS et coronavirus

La montée en charge de l’organisation territoriale sous forme de Communauté professionnelle territoriale de santé sur la totalité du territoire, montre sa pertinence face à la menace épidémique du nouveau coronavirus le COVID 19.

La coordination des acteurs de ville pour la prise en charge des patients suspects ou infectés mais non hospitalisés va être essentielle pour faire face aux deux problèmes qui vont se poser : l’importance numérique croissante du nombre de cas, et la nécessité absolue de protéger l’hôpital pour y permettre la prise en charge des cas graves.

L’importance numérique du nombre de cas, est une donnée difficile à anticiper, la FCPTS appelle en conséquence l’ensemble des CPTS en projet ou en fonctionnement, à réunir l’ensemble des acteurs de la santé et du médicosocial de leur territoire. Ces rencontres ont pour objet d’organiser la prise en charge des patients concernés, la protection des personnes les plus fragiles (qui vivent en grande majorité à leur domicile), et pour anticiper les risques sanitaires pour l’ensemble des professionnels de la santé et du médicosocial, en ville. C’est en effet sur eux que repose le bon fonctionnement du système de santé. Même si nous pouvons estimer que l’anticipation de leur rôle a été négligé dans les phases 1 et 2 de cette pandémie, la FCPTS estime que l’heure n’est pas à la polémique mais à la mobilisation de tous.

Protéger l’hôpital pour permettre qu’y soient soignées les cas les plus graves, impose, outre la prise en charge de la majorité des cas en ville, de partager entre professionnels de ville et de l’hospitalisation, les protocoles pour détecter et prendre en charge ces cas graves. A cet égard, la FCPTS propose :

  • que chaque CPTS invite un référent infectiologue dans leurs réunions de proximité
  • que les hôpitaux communiquent aux professionnels de ville leur procédures de prises en charge interne
  • que la capacité de réalisation des tests de diagnostic de l’infection soit réalisable dans d’autres lieux que l’hôpital (laboratoire référent, maisons de santé, cabinet médicaux pour les lieux éloignés)
  • que les moyens de protections nécessaires aux médecins, infirmières, kiné, pharmaciens, en contact direct avec les patients atteints, soient également proposés aux autres professionnels de santé en contacts étroit avec les patients (dentistes, orthophonistes, sage femme …)

C’est dans les situations de crise qu’il faut resserrer les liens et manifester de la solidarité, c’est la volonté des acteurs de la santé et du médicosocial de ville vis à vis de la population et des autres acteurs du système de santé. La FCPTS souhaite donc être associé aux échanges qui ont lieu pour faciliter une meilleure organisation de la prise en charge de tous les patients sur tout le territoire.

– Contacts –

C. LEICHER  06 25 20 01 88 – David Guillet : 06 80 30 51 75

Jean Philippe BREGERE : 06 27 30 24 16  Rebeca Martin Osuna : 06 23 08 84 71

Bureau de la FCPTS :

Président : c.leicher@fcpts.org Vice Président : davidguillet76@gmail.com

Secrétaire : r.martinosuna@orange.fr Trésorier : jphibregere@orange.fr

Communiqué de presse du 1° juillet 2020

Communiqué de presse du 23 février 2020

La Fédération des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) salue l’arrivée d’Olivier VERAN au
ministère des solidarités et de la santé. La réforme de fond de notre système de santé est désormais pleinement
engagée, grâce à Agnès BUZYN dont nous saluons l’action claire et déterminée.
La réorganisation en faveur de la proximité réclamée par la population, a été décidée par le Président de la République en
septembre 2018. Elle est mise en oeuvre à travers les CPTS, pour développer la coordination des professions de santé et
du médicosocial sur chaque territoire, pour mieux organiser les services attendus par la population, et répondre aux
difficultés rencontrées par les acteurs et les usagers du système de santé.
Ces difficultés ne se situent pas qu’à l’hôpital, elles concernent l’ensemble du système de santé, en témoigne
l’extension des déserts médicaux, qui va s’aggraver au moins jusqu’en 2025. En témoigne l’allongement des délais
d’accès aux soins, en orthophonie, chez un kinésithérapeute, ou pour certaines spécialités. En témoigne aussi l’extension
de l’insécurité de l’exercice, avec des agressions en particulier d’infirmier(e)s et de médecins. Des incertitudes émergent
aussi sur l’avenir de la pharmacie de proximité, liées aux projets de plateforme de vente de médicaments sur internet.
La réorganisation n’est donc pas une alternative, c’est une nécessité impérieuse, car ce sont les plus fragiles qui
sont les plus touchés par les difficultés d’accès aux soins, en témoigne le niveau des inégalités sociales de santé.
La population demande que le système de santé soit organisé sur la proximité ET la qualité. Ce n’est possible qu’en
organisant des prises en charge en équipe de soins coordonnées, en articulant mieux la santé et le social, en développant
la prévention, en organisant la complémentarité et la coordination ville hôpital. C’est l’objectif des CPTS dont plus de
500 projets existent, avec une perspective d’atteindre l’objectif de 1000 CPTS sur l’ensemble du territoire français.
La mobilisation des acteurs de la santé, et du médicosocial a commencé depuis 10 ans pour répondre aux enjeux à venir,
avec l’apparition des maisons de santé pluri professionnelles. Elle se poursuit avec l’apparition d’équipes de soins
primaires et l’organisation par territoire, les CPTS, ce qui bouleverse habitudes et mentalités. Cette mobilisation doit donc
être encouragée pour réussir, par des signes tangibles de retour de la confiance envers les acteurs de la proximité :
– En modernisant certaines réglementations pour faciliter les prises en charge en ville. Quelques exemples : le
midazolam, médicament de la sédation terminale en fin de vie réservé à l’usage hospitalier, le salbutamol en aérosol pour
l’asthme grave, doivent pouvoir être prescrits en ville. Il faut simplifier le renouvellement annuel de certains traitements,
permettre la prescription de capteurs de mesure continue du taux de sucre d’un diabétique. Le passage obligatoire chez
un spécialiste pas toujours présent ou disponible est un frein à la prise en charge.
– En laissant aux CPTS la plénitude de leurs missions. Par exemple, pourquoi vouloir organiser une gestion hospitalière
des demandes de soins non programmées et refuser le déploiement du 116 117 ? Pourquoi empêcher les CPTS de gérer
des dispositifs d’aide à la coordination (DAC) sous forme de coordination territoriale d’appui ? Pourquoi essayer parfois
de décréter des territoires de CPTS au lieu d’inciter les acteurs à déterminer eux mêmes leur territoire ?
La crise du système de santé n’est pas soluble dans une simple équation budgétaire, mais dans un bon usage des
compétences, des moyens et des structures. Ce qui nécessite un climat de confiance dans les acteurs de la
proximité, tant de la part des pouvoirs publics que des autres acteurs du système de santé.
Monsieur le Ministre, le dossier des CPTS est un dossier de fond, susceptible de permettre à la France d’améliorer
l’accès aux soins pour tous. Comptez sur la FCPTS pour contribuer à cette réforme majeure, avec nous l’espérons votre
plein appui. C’est pour cela que nous sollicitons d’ore et déjà un rendez-vous avec vous.